04/01/2008

Vol aux Instruments en Paramoteur en Afrique Australe

En expédition de repérage en Namibie et en Angola, j’ai eu envie revoir d’en haut. la zone cotiére du desert de Namib dans laquelle j’etais passé mal de fois mais ou jamais je n’avais sorti mon paramoteur. Mysterieuse et inquietante, balayée par des vents puissants, elle est aussi en casi permanence noye dans le brouillard, surtout en cette saison, ce qui en rend l’approche un peu compliquée. Quelques informations d’un ami pilote de Cessna qui possede un lodge dans le nord du pays m’eclairent un peu sur les possibilités “aéronautiques" de cette partie du pays..

Nous voyageons ma compagne et moi avec un seul 4x4, lourdement chargé ,en autonomie totale.Sans “back-up” possible, le coefficient de sécurité a appliquer est loin d’etre nègligeable surtout dans une zone totalement inhabitée dans laquelle les distances sont considérables. L’accident est exclu, la panne mécanique doit étre solutionnée avec les moyens du bord, et les precautions d’usages doivent ètre prises pour èviter les problémes avec les bestioles diverses (petites ou grandes) qui pullulent dans la region, et ne parlons pas des precautions a prendre pour voler en paramoteur en toute sécurité.
A une centaine de kilometre a l’interieur des terres, en plein désert, nous suivons le lit d’une riviere assechee, dans le sable mou, en direction de l’ocean, depuis une bonne heure. Celle-ci serpente au fond d une vallee encaissee, ou les montagnes de roches rouges si caracteristiques, nous interdisent toute forme de vol. Qui plus est, le vent est tres fort, meme si la temperature est fraiche. De nombreux oryx détallent dans tous les sens et, tout d un coup, le defilé s’ouvre sur une vallee large de deux ou trois kilometres, enclavee au milieu des montagnes comme une invitation au décollage.., un arbre, enorme, au Beau milieu de la riviere, dont les branches les plus basses ont ete arrachees par des elephants, m’inspire. L’endroit est propice. Il faut etre prudent, car si la plupart du temps ces rivieres semblent “hors service”, l’eau peut y arriver a toute vitesse et, en vuelques minutes, monter a un niveau suffisant pour tout emporter. En particulier si il se met a pleuvoir a des centaines de kilometres de la. Il faut savoir quand on peut aller mettre ses roues sans risque dans ce piege potentiel.
Chaleur et mouches sont au programme en milieu de journée. Colline de pierres a droite et a gauche, mais deux ou trois cent metres de distance seulement pour monter sur le plateau, pour retrouver un endroit bien plat et degagé, qui parait face au vent dominant. J’attend patiemment fin du jour, afin de voir si un petit vol est possible, le soir.
Le vent se calme.
Decollage 45 mn avant le coucher du soleil, paysage fantastique au milieu des montagnes, mais air tres agite, il y a encore du vent en altitude et je suis au milieu de turbulences pas tres sympatiques. Vuelques photos vite fait, et je decide de ne pas tenter plus le diable. Apres deux fermetures de la voile, je decide d’abreger le vol.
Au petit matin, il y a un brouillard a couper au couteau, avec moins de 10m de visibilite. Imposible de decoller. Alors que nous prenons le petit dejeuner, au travers du brouillard qui commence a devenir moins opaque, un troupeau d’une dizaine d’élephants apparait a quelques deux ou trois cent metres de nous. Magique!
On est contre le vent et il ne nous sentent pas. J’attrape mon appareil photo, et je file grimper sur la colline en face afin d avoir LE spot. Au milieu des rochers, je monte sans bruit jusqu’au sommet. Je stoppe brusquement avant la cime, derriere un cactus car avant j’entend brusquement un feulement caractéristique.
Adrenaline : lion ou leopard? Les deux peuplent la zone, et aiment bien comme nous autres pilotes, avoir de la hauteur Je ne sais pas si il m a senti ou entendu, ,mais je commence a reculer lentement, ce qui , en descente au milieu des rochers n est pas si simple. J ai bien mon pistolet lance fusee en main, mais je sais bien que si l’animal me veux du bien, je risque de passer un sale quart d’heure.
Il est dit qu’il ne faut pas tourner le dos a un lion, ou se mettre a courir, sinon, on est consideré comme proie. ..
Et je descend jusqu au pied de la colline, en m'attendant a tout moment a le voir foncer sur moi. Et puis non, il a du avoir aussi peur que moi.
Je me jure de parvenir a voler au dessus de la couche, le lendemain matin.
nous changeons d’endroit pour venir se positionner au milieu de la plaine, sous l’unique arbre au pied duquel on trouve des restes d’impalas et des traces de lions(encore). A part quelques autruches au loin, le coin est vraiment tranquile.
Lever du jour, 6h, tout est prêt. Je vois au loin le brouillard dans le lit de la rivière, a quelques kilometres, et par chance, en dessus de moi le ciel est encore degage. J’en profite pour aligner deux points au gps sur une zone sans obstacles, et mesurer l’altitude au cas ou. Vent 0, altitude 900m metres , ma Dakota en corolle, je demarre mon backbone, un peu d’énergie (dur, de bon matin, mais tout est question de motivation)deco en sous vitesse debout sur les freins, et hop, je monte rapidement. Froid, ce matin..
Le soleil commence a eclairer les montagnes juste au dessus du broullard : c'est un moment rare. Je suis le premier a voler ici, c est absolument sur!
je me fais une bonne heure de vol, en recherchant au travers des trous dans les nuages mes amis les éléphants , mais sans trop de succès compte tenu de l’altitude et de la visibilité . Dans l’euphorie du moment , le nez appuyé sur mon Nikon, je ne vois pas que peu a peu la nappe de brouillard a recouvert le paysage au dessous de mes pieds.
il me faudra traverser la couche pour atterir.
On y va pour un aterrissage en IFR. Cent cinquante metres de brume epaisse a traverser sans visibilite, ca veut dire tout faire a l altimetre et au gps; pour trouver la direction du vent qui s est levé, poser au bon endroit sans tomber dans les rochers ou un arbre, et arriver a la bonne altitude. Je ne vois le sol que lorsque j’en suis a moins de cinq metres, le nez sur les instruments, et j ai juste le temps d’arrondir… chaud.
La puree de pois est tellement dense que je dois faire les trois cent metres a pied jusqu’au 4x4 a l’aide du gps, et que je l’appercois seulement lorsque je suis dessus.
Ma femme etait un peu inquiète, et je la comprend..Experience incroyable.

Quelques jours plus tard, nous sommes en bordure du desert de namib, au bord de l'Ocean Atlantique.La meteo est compliquee, sur le litoral depuis quelques jours, avec des vents violents en mi journée. J ai dans l’idée de rejoindre une lagune au pied de dunes géantes a quelque cinquante kilometres de la piste principale. Nous partons sur les cinq heures du matin, a marée basse, dans une puree de pois totale, avec dans l’idee d’arriver sur le site avant que le vent commence a soufler, et si le brouillard veux bien se dissiper. C’est complique, car la marée remonte assez loin et le sable est souvent gorgé d’eau. Je me plante deux fois, car le 4x4 est tres lourdement chargé, ce qui le pénalise dans les situations extrèmes, dans un sable qui parait “normal”, c est en fait de la boue qui colle et littérallement aspire le vehicule vers le bas. Paradoxalement, contrairement aux regles habituelles, lorsqu’on est planté de la sorte, plus on degage le dessous du vehicule, et plus celui ci descend…et devient difficile a sortir. La brume se léve, et on commence a attaquer des dunettes de sable tres tres mou. Le pire qui soit, car on melange sable mou dans la montée, et gluant gorgè d’eau entre les dunes. Peu de traces de vehicules dans le coin et les images satellites utilisées avant de venir ne sont pas de grande utilité.
Le long de la cote il y a des milliers de phoques, et un, tout seul en plein milieu de notre chemin, nous regarde passer comme on regarde passer un train.. On dirait qui’il rigole de voir le 4x4 peiner dans le sable . Arrivee au pied des dunes géantes.
Dunes de deux a trois cent metres de hauteur, avec le bord qui touche l’ocèan. Waouh!
Par contre, mème si j avais calculé d’arriver ici a marée basse pour pouvoir passer, entre les dunes et l’océan, maintenant c est imposible, a peine deux ou trois metres de large de pasage possible. Seul moyen pour couvrir les quinze kilometres, qui restent le faire en vol.
Il est sept heures, il fair jour, le brouillard est parti et il y a juste une toute petite brise bien orientée. J’aide Marie Carmen a decoller, et je pars juste après elle. J’avais oublié comme c’est facile, le paramoteur, en bord de mer! Quel spectacle! Les dunes, sous les couleurs du matin, d’un jaune orange tres photogénique sont gigantesques et c est le terrain de jeu ideal! Au loin ciel et sable se rejoignent dans un degrade etrange, le brouillard n’est jamais loin..mefiance
On longe les grandes dunes en soaring essayant de tirer jusqu’a la lagune qu’on commence a appercevoir. On survole un chacal qui s’enfuit en ne demandant pas son reste. Le vent en hauteur est assez fort meme si il est bien laminaire..
Apres une heure de vol. Je commence a sentir le brouillard revenir. Retour imposé. Si je peut gerer un aterrisage dans la couche, c’est absolument exclu Pour Ma femme et puis ici, en plus du sable il y a beaucoup d’eau..
Cinq minutes apres s’etre posé, le brouillard nous retombe dessus. Il était temps!. J avais dans l’idée de faire les cinquantes kilometres de retour en vol, mais ce sera pour une prochaine fois.
Contrairement au reste du continent noir, ce qui frappe au premier abord dans la majorité des pays d’afrique australe, est le peu de population que l'on y rencontre. Dans un sens, cela rend le voyage plus tranquile, dans un autre, la difficulté et les risques liés aux Deserts sont des parametres biens reels. Nous sommes bien loin du sahara ou on rencontre presque toujours un autochntone en mobylette au detour d’une dune.

Northern Namibia, Kaokoland

Kaokoland, a tough region located in north western Namibia – that reach Angolan border – despite a difficult access, is one of the most impressive desert area on the African Continent. Here, there are no human beings, the conditions are so harsh for him to settle in a permanent way. in this area, roam in total freedom, Deserts elephants and a rich wildlife adapted to the hostile environment.
The Objective of the expedition I’m leading is to explore from the air, with our strange machines this so particular zone and its surrealist landscapes and colours.

In the bush for two weeks, I head up north. Behind me the 2 others 4WD of the expedition follows. The Progress is quite slow as the vehicles are heavily loaded, each with all that guarantee full autonomy for peoples and machines: 200 litres diesel, 100 petrol for the PPG ,100l water, food, tools and spares.

For a week wildlife abounds, even if we do not cross any protected areas. Oryx, giraffes, springbok, zebras run away when we approach
The Night is favourable for close-contacts and it is not unusual, as everybody is under his tent, to have the visit a “big cat” or a hyena seeking for some food. We left the elephants area for couples of days; these big guys are not visiting us for breakfast any more.
We follow for a while the dry riverbed that reach the ocean and its ice-cold waters cooled down by the Benguela stream.
The riverbed cross the basalt mountain, and go down gorges deeper and deeper, surrounded by high cliffs of over 600 feet now. Again deep sand driving, temperature drop from over 40C down to 20C because of the Ocean relative proximity.
One problem is that the place is really narrow, but after a while, I spot a long straight stretch, well oriented, where, if we are lucky, we could have perfect small front breeze tomorrow morning.
Sunrise, no wind, soft sand.
We take off. After few minutes I’m above the canyon admiring the immensity. Endless black mountains around the canyon, and after 10 miles heading to the ocean, we fly over a fantastic blend of yellow dunes and rocks chaos that shows, with harsh shapes that water flows sometime.
And incredible 2 hours flight.
Landing before winds blows up, nearby the only palm tree where we settle-up the camp.

Other place, other moment, hundreds of miles away. A desolated rocky plateau, with its breathtaking contrasts. Today winds are quite calm, and this is the right moment to take my Swedish Friend Birger for a Tandem Ride. So far conditions were not fine for it.
What an experience to do first PPG flight here!

Next Morning flight, alone, winds 0, 3000feet altitude, rocky ground with light slope up, i take off, my light and powerful Reliable Backbone PPG kicking me up in the air in seconds.
It’s so easy to go much faster than the 4WD that slowly goes over the sharp rocks. After a while I’m away flying 15 miles from the camp, the others staying asleep (what a mistake..)this morning.
What scenery with grey and blacks rocks and shaded sands. 2 hours of pure happiness.
During this season, flying is only possible early morning during 2 hours , before strong winds takes off , and just 1 hour before sunset if we are lucky.
We cross, afterwards, a desolated plain, where only some Oryx roams. Progression is tough. sands all over everything and oblige us driving with low pressure in tyres moving less than 10 miles/h again, fuel consumption raising up to 30L/100km.
Another dramatic scenery change. Going along, now a giant sand see, impassable wall, that started over 600 miles south, and that we just grazed so far.
Sand is everywhere. The lasts miles up to the Cunene River (that with is one of the only two permanent watercourse in Namibia), are difficult as the sand is deeper and deeper and we get stuck several times. We have to stop 2 miles from the river, on the edge of the sand see. Our campsite is absolutely surrealist, dunes go down to the river 1500 feet lowers in steeply slopes. It s not difficult to go downhill, the final dune is 1200 feet high an is almost vertical!, problem is more to go back!
Happiness of a bath in the clears water of the Cunene, in a croc-free dead end – as the Cunene is well knowned for its waters infested by aggressive crocodiles. a good bath afters quite a long time in the bush is not bad.
Other briefing around the fire about the “flight plan” and the precautions for the next flight. Here, improvisation must be controlled and pilots must have clear that all minor incident could have dramatic consequences, due to extreme remoteness.
The Morning after, conditions are perfect for take off. Apart of a weak wind that turned 180 degrees and obliged us for taking off way up in sand! Fortunately we are only 1500 feet altitude.
Endless at the horizon, the gold sand dunes reaches the sky playing with a thin fog coming from the ocean. wow!
I meet several Oryx in the middle of the dunes, and I descent down the river with the others pilots.
Amazing vision, contrast between the golden sand sea and the black basalt mountains of Angola. We fly down the river for 10 miles, overlooking wide rapids and huges waterfalls.
Ground access with a vehicle is impossible, we try not to think about what could happen if we have to walk back to the camp with the PPG and the wing on the back. Even if I always have the emergency equipment (VHF, GPS, flares, survival blanket, water, knife, lamp..) this could be dire situation to manage.

After couples of days spent here, petrol and water supply start to be low level, it is time to go back.

We have to cross a mountain chain, driving low range, with multiples punctures on sharp rocks, during two days before reaching the inhabited HIMBA zone above the escarpment.

There is almost a frontier formed by this huge escarpment of 120 miles long north to south. Natural filter, this only leave an access to west at few peoples that are well prepared.
By the east, other side, some traditional Himba settlements, and so, almost no wildlife as the combination of human being and wildlife never worked well
Commercial Adventure Tourism visiting wild Namibia in general, stays around in eastern part, never going further.
The pot-holed piste that cross Himba country reach a gravel road and at the end Opuwo. Himba country Capital.
Here man can refuel.
Today, it is not anymore the Opuwo I knew early 90`s . just after the end of the war between South African Army and Cuban troops based in Angola.
When the unique manual petrol pump was almost always empty, and when the town was only couples of huts and the general store where beautiful traditional dressed Himba women came to buy basics supplies.
Today the mobile phone network reaches opuwo, Fortunately outside the town it does not work

voyage of exception, with fantastic flight sites and an exceptional and exclusive wilderness. I travelled several time in the region and this is, one of the last place in Africa, and probably in the world, where the word Wild, still have a sense,
The Wild Africa, how it could be from beginning

17/05/2007

Namibie, Damaraland

Le Damaraland, est une region aride et désertique de Namibie. Située au nord ouest du pays, c'est une zone inhospitalière s’étend avec le kaokoland jusqu’à la frontière avec l’Angola. L’expédition nous proménera a la fin de la saison sèche dans cette zone immense et totalement inhabitée

Windhoek, la capitale, ville étrange a la connotation et l’organisation allemande qui tranche tant avec la vision de l’Afrique avec un grand A. Ici on trouve des « Bierstube » et « Biergarten », un Ordre et une propreté germanique qui sonne faux.
Apres avoir , montés les Paramoteurs Backbone et organisé la logistique. Nous voila parti en direction du nord, pour une d'expédition que je guiderai dans le bush Namibien. M'accompagne mon ami Thierry Simonet : le sympatique fabricant des paramoteurs Backbone toujours friand de venir promener son paramoteur dans les endroits spéciaux quand il est disponible, Paco Escolar :instructeur paramoteur Espagnol est lui aussi de la partie pour me donner un coup de main. Les véhicules ont cent soixante litres de carburant qui leur confèrent les mille kilomètres d’autonomie qui seront théoriquement nécessaire. La première journée de route nous mène dans le Damaraland, ou nous plantons le premier camp. Le temps est parfait, la température autour des quarante degrés. Je trouve, sur le contrefort d’une colline un site de camping parfait, terre rouge, rochers ronds, vue panoramique sur la montagne du Brandberg.
Le vent souffle fort, impossible de voler ce soir. Mais je suis prêt pour demain matin. Apres cette première veillée autour du feu, nous attendons l’aube avec impatience. Le matin, debout a six heures. Les conditions sont compliquées. Le vent, très faible, a décidé de nous casser les pieds et a changé de sens à cent quatre vingt degrés, il faut décoller dans le sens de la montée, et au milieu des cailloux. Le lever du soleil sur le Brandberg donne une teinte ocre absolument fantastique. Je monte a plus de mille mètres pour profiter du paysage pour un vol d’une bonne heure et demie. Les autres me rejoignent un peu tardivement, mais tout de même..
Apres avoir repris la route, nous quittons la piste principale pour attaquer les chemins secondaires(!). Très rocailleux et cassante, la piste oblige a évoluer a moins de vingt km/h a travers un paysage lunaire de basalte noir et de sable. Un paysage typique du Damaraland avec ses contrastes noir et rouge. Nous traversons le lit d'une premiere rivière asséchée .Premières traces d’éléphants, premières gazelles, premières girafes. La seule végétation est là et seulement là. Le reste n’est que roche brûlée par le soleil. Le vent souffle en rafales. Et puis nous sortons d’une gorge que nous suivons depuis une cinquantaine de kilomètres. Montagnes ocres et jaunes en plateaux, sol rouge, jaune avec des dégradés et parsemés de pierres volcaniques couleur de feu. Toujours aucune végétation. J’arrête une dizaine de kilomètres après avoir traverse la deuxième rivière , encore des traces d’animaux. En quittant la piste afin de trouver LE spot de camping, c’est un véritable champ de roches, broyeur de pneus, avec des blocs aux coins acérées de vingt centimètres de diamètre que nous traversons au pas. Le panorama a partir du camp est grandiose, on surplombe la vallée et au loin on apercoit la rivière et ses zones vertes qui paraissent être des champs cultivés(mais qui ne le sont pas !) Le thermomètre flirte avec les trente cinq degrés en permanence. Ce soir, tout le monde s’affaire sur les paramoteurs. La motivation est la.
Six heures du matin, pas un brin de vent, mille cent mètres d’altitude je me jette dans la sellette, un coup sur le lanceur de mon Backbone qui démarre du premier coup, et après une course au milieu des rochers, cailloux et des ornières, je me retrouve en l’air, suivi des autres qui me rejoignent une bonne heure après. D’ici, c est facile de rejoindre la rivière et de la suivre son lit a dix mètres d’altitude. Je débusque quelques oryx, et springbok qui cherchent à se cacher sous les arbres. Je frôle le haut des montagnes en plateau couvertes par endroits, de sable jaune vif. Le vent commence à devenir un peu trop fort. Retour au camp après une ballade de deux heures. Mes amis piétons m’envient, et cela se voit ! La journée sera nécessaire afin de sortir de la Vallée et de rejoindre une piste principale.Apres une ravitaillement en essence a la seule station service en direction du Kaokoland, bifurcation vers une série série de gorges qui traversent une chaîne de montagnes abruptes. La piste, très poussiéreuse, suit le lit de la rivière asséchée, elle aussi. Premiers éléphants surpris qui détalent à notre approche. Je recherche la sortie des gorges, afin de trouver l’endroit propice pour camper, et surtout pour voler. Quelques trente kilomètres après la sortie des gorges, la rivière serpente et se coupe en nombreux méandres. L’orientation est plus compliquée et mes cartes militaires sont nécessaires pour trouver la sortie. Je roule, en seconde courte sans s’arrêter pour ne pas m’ensabler, et on surprend de nombreux oryx qui détalent au dernier moment, a quelques mètres de nous. Il a fallu abaisser la pression des pneus a moins de un bar sous peine de se planter en permanence. Impossible de monter sur les berges de la rivière qui font bien sept ou huit mètres de haut ici. Ce soir, nous camperons dans son lit. Pourvu qu il ne pleuve pas. Nous sommes a la limite avant la saison des pluies, et si cela arrivait, même a plus de cent kilomètres en amont nous risquons d’avoir une mauvaise surprise cette nuit.
Nous passons le réveillon ici, et c’est pas mal. Sous les étoiles, sous les grands arbres de la rivière, les pieds dans le sable, avec les oryx qui nous observent, et les éléphants pas très loin, mais impossible de décoller, le rideau d’arbre de la rivière ne nous laisse aucune zone même minimaliste. Tant pis.
Paysage de poussière tourmenté, soleil de plomb et vieux fort datant de l’époque coloniale allemande. Il est temps de passer aux choses sérieuses. Direction plein ouest, en direction de l’Océan, dans le lit de la rivière. La piste, très poussiéreuse est un dédalle . Pendant plusieurs heures on suit une gorge en roulant dans le sable mou. le Vent est très fort. La quantité d’oryx augmente, et la faune en général est de plus en plus nombreuse. Du sud jusqu'à l’extrême nord, il y a cinq rivières assechées espacées de plus ou moins cent kilomètres. Toutes rejoignent l’Océan, et leur sous-sol possède les nappes phréatiques nécessaires à la survie des espèces qui migrent au gré des caprices de la végétation. Les Eléphants du coin sont une des clés de voûte de l’écosystème du Namib. Ce sont eux qui creusent les puits, dont profitent tous les autres animaux de la zone. C’est quand la quantité d’animaux augmente que l’on sait que les pachydermes ne sont plus très loin. Nous rencontrons trois groupes d’Eléphants en plein milieu de la piste. Droit de passage obligé, d’autant plus que dans la zone, ils ont la réputation d’être agressifs. Sortie progressive des gorges, le relief est moins marqué et on se retrouve dans une plaine entourée de reliefs aux allures lunaires. On campera ici. Beaucoup de girafes., aucun problème pour trouver du bois mort, endroit parfait pour dormir et voler, terrain plat, peu de cailloux, pas d’obstacle. La température a baissée à vingt cinq degrés, a cause de la proximité de l’océan, à quarante kilomètres a peine. Vol du matin : deux heures de vrai bonheur, je me risque a plus de vingt kilomètres du camp. La zone pullule en animaux sauvages. Une quantité incroyable de girafes, d’oryx , Je débusque quelques groupes d’éléphants .Encore un vol féerique de plus de deux heures. Nous resterons pas mal de temps dans cette zone privilégiée avant de retourner refaire le plein des vehicules, et de rentrer vers la civilisation